Cette association a pour but de retrouver, restaurer, conserver et montrer l’œuvre de Georges Méliès, détruite ou dispersée d’abord en 1923, puis après son décès au début de la Seconde Guerre mondiale. On avait toutefois retrouvé 8 films que Méliès avait pu revoir, lors d’un gala auquel assistait sa petite-fille, Madeleine, qui vivait avec lui.

C’est sur l’impulsion du mari de Madeleine Malthête-Méliès, le docteur René Malthête, que l’association « Les Amis de Georges Méliès - Cinémathèque Méliès » fut fondée en 1961, année du centenaire de la naissance de Georges Méliès. Ce centenaire fut marqué par une grande exposition au musée des Arts décoratifs de Paris, à laquelle contribuèrent les personnes ayant connu Méliès (anciens collaborateurs, amis, membres de sa famille) aux côtés de la Cinémathèque française.

Mais la quête des trésors perdus débuta bien plus tôt, lorsque Madeleine commença à faire des conférences avec projections, notamment dans les pays scandinaves en 1949. Elle permit ainsi aux spectateurs de découvrir les films dans des conditions proches de celles de l’époque, avec boniment et accompagnement au piano. Cette quête passa par les cinémathèques du monde entier, que Madeleine connaissait bien, grâce à son expérience d’assistante d’Henri Langlois à la Cinémathèque française dont elle est membre fondateur. Il lui avait dit : « J’ai le cinéma du monde entier sur les épaules, chargez-vous de Méliès. » N’oublions pas, non plus, les forains clients de Méliès, et les collectionneurs privés.

De nombreux films avaient été conservés à Londres, au BFI et aux États-Unis, par exemple à la Library of Congress de Washington, avec sa collection de paper prints. Un autre stock de films de Méliès se retrouva chez le producteur américain Leon Schlesinger, dont la veuve autorisa la société Blackhawk à en éditer des copies. La quête continue et, miraculeusement, des films qui ont plus de cent ans sont encore retrouvés.

Ce travail laborieux se révéla payant. Au début des années 1980, 140 films de Méliès avaient été réunis. Ce chiffre atteignit 170 dans les années 1990. Aujourd’hui, ce sont 211 titres (sur 520 environ) qui ont pu être sauvegardés, équivalant à une quinzaine d’heures de projection, et en métrage à plus de la moitié de la production. Alors qu’en 1929, retrouver 8 films pour le gala de la salle Pleyel semblait miraculeux, 60 ans d’un travail méticuleux et passionné ont permis au « cinémagicien » d’être l’un des pionniers du cinéma dont l’œuvre a été la mieux conservée.

De nos jours, les descendants de Méliès poursuivent avec Madeleine cette œuvre de mémoire en partenariat étroit avec l’association, présidée par Mathilde Delamotte. Anne-Marie Malthête-Quévrain assure le poste de secrétaire générale de la Cinémathèque Méliès et a participé à plusieurs colloques. Jacques Malthête, auteur de nombreuses études sur Georges Méliès, a conduit des recherches déterminantes dans la bonne connaissance des travaux de son arrière-grand-père, en particulier sur la mise en couleur et le montage de ses films, devenant ainsi un expert auquel s’adressent de nombreux chercheurs et spécialistes.

L’initiative des ciné-concerts a été reprise par Marie-Hélène Lehérissey (arrière-petite-fille de Georges Méliès) et son fils, le pianiste Lawrence Lehérissey, qui donnent des spectacles appréciés dans le monde entier pour faire connaître à un large public une œuvre toujours vivante.

Adresse du siège :
Les Amis de Georges Méliès
11 rue de Belzunce
75010 Paris

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